Francos de Montréal – Mercredi 17 juin 2026

par | Juin 23, 2026 | Concerts, Critiques, Critiques de shows, Photos

Voici le compte rendu et les photos prises par Simon Meunier St-Pierre lors de la soirée des Francos de Montréal le 17 juin 2026.

Francos de Montréal 2026 — Soirée du 17 juin

La septième soirée des Francos s’est ouverte sous le meilleur des augures : 23°C, un ciel qui venait tout juste de lâcher ses dernières gouttes, et le Quartier des spectacles qui reprenait vie en temps réel. Le genre de soir où on est content d’être dehors.

Luiza (18h, Scène Loto-Québec) a ouvert la soirée avec une ambiance légère et colorée, un public majoritairement familial, jeunes enfants en tête. Accompagnée de deux cuivres, la franco-brésilienne portée par le buzz de Soleil bleu proposait le genre de set festif parfait pour un début de soirée en plein air.

 

Catherine Leduc (19h, Scène Rogers) prenait la plus grande scène avec Les jours où il neige à tous les postes, son troisième album solo en lice pour le Prix Polaris 2026. La foule était clairsemée devant la grande scène, paradoxe cruel pour une artiste de ce calibre. Ceux qui étaient là ont quand même eu droit à quelque chose de sincère et bien construit.

 

La Traversée (19h, Scène Spotify) jouait en parallèle et a su chauffer la place. Énergie franche, foule engagée dès les premières rangées. Le groupe a glissé dans son set une petite chanson à chanter ensemble, teintée folklore, qui a visiblement fait son effet sur le public.

 

Juste Shani (20h, Scène Desjardins) a livré un set qui a rapidement conquis la foule. La crowd embarquait fort et le guitariste se démarquait par sa belle présence sur scène, ajoutant une énergie visuelle qui complétait bien le show.

 

La Bottine Souriante (20h, Scène Loto-Québec) célébrait ses 50 ans avec le retour sur scène d’André Marchand, cofondateur depuis 1976, et une apparition surprise de Michel Bordeleau, membre de la formation de 1987 à 2002, à la mandoline. La foule était dense et survoltée, les gens dansaient, l’ambiance rappelait une Saint-Jean en plein cœur du Quartier des spectacles. La Bottine aurait clairement pu remplir la Scène Rogers sans problème.

 

Gab Bouchard (21h, Scène Rogers) a entamé son set visiblement ému et intimidé par l’ampleur de la grande scène. La crowd était là pour lui. Les fans chantaient chacune de ses chansons, et ça se sentait que le moment avait quelque chose de spécial pour lui comme pour eux.

 

VioleTT Pi (21h30, Scène Spotify) aura été la belle découverte de la soirée. Le groupe maîtrise les changements d’ambiance, passant du doux au scream avec une aisance déconcertante, et dégage une énergie collective contagieuse. Mention spéciale au drummer, mis en valeur sur scène plutôt que planqué au fond. Ça change vraiment tout à la dynamique visuelle du show.

-Simon Meunier
Critique et photos

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